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Soyez les bienvenus!


Ce site internet est consacré à l’Eglise Orthodoxe de Bruxelles édifiée de 1936 à 1950 pour la rémission des péchés du peuple russe et «en mémoire de Saint Job Le Juste aux Maintes Souffrances et du Tsar-Martyr Nicolas II ainsi que de tous les russes tués durant les troubles par le pouvoir impie».

Voici ce qu’a dit Saint Jean de Shanghai dans son Propos «Pour le 47e anniversaire du régicide» (L5, 147-148): «Il existe déjà beaucoup de temples construits à l’étranger en mémoire du Souverain Empereur Nicolas II, mais il n’ y en a qu’un seul érigé par l’étranger tout entier - c’est l’Eglise- Mémorial de Saint Job  Le Juste aux Maintes Souffrances à Bruxelles. C’est un véritable cierge allumé par l’étranger tout entier en la mémoire du Tsar-Martyr, de la famille Impériale et de tous ceux qui ont souffert durant les années de malheur. Ce temple est symboliquement la pierre tombale de la famille Royale et de tous ceux qui ont souffert avec elle et pour elle».

L’idée de créer le site de cette Eglise-Mémorial m’est venue il y a bien longtemps, particulièrement après avoir lu le «Message de l’Archipasteur à tous les orthodoxes de l’étranger» daté du 2/15 mars 1931. Ce «Message» dit en particulier:
«Le devoir chrétien sacré nous impose de garder constamment en mémoire ces héros de l’esprit  et à prier pour eux, puisant ainsi dans leurs exploits la force de lutter contre les ennemis de l’Eglise du Christ. Les années passeront et une nouvelle génération qui n’a pas été témoin des terribles événements de l’époque actuelle nous remplacera et leurs souvenirs seront effacés par le temps destructeur. Les reproches de nos descendants s’abattront sur nous si nous ne perpétuons pas la mémoire des martyrs des temps modernes ni n’exprimons notre vénération à leur égard».

Et j’ai effectivement ressenti ces remords!
Oui, un très bon livre sur l’Eglise-Mémorial avec de nombreux documents d’archives a déjà été publié sous la direction de M.N. Apraksina (L5), mais avec un faible tirage. Cela ne permet pas aux chrétiens du monde entier d’accéder à cette chose sacrée qu’est notre église.

J’ai sollicité l’aide et le conseil du Père Eugène, prêtre de notre église. Il a soutenu ardemment cette idée me bénissant dans mon adresse à l’Archiprêtre de l’Eglise, Evêque de Genève et d’Europe Occidentale Amvrosii. Et en 2005 celui-ci m’a donné sa bénédiction pour créer le site internet de l’église. Puis en 2006 le nouvel Archiprêtre de l’Eglise, Evêque de Stuttgart Agapite m’a également donné sa bénédiction pour la création de ce site. Plus tard, n’ayant pas trouvé de soutien auprès de certains membres du Conseil Paroissial et du nouvel Evêque Dirigeant, j’ai été contraint de continuer seul mon travail. Je vous réserve donc le droit de juger le résultat de mes modestes efforts.

Le nom du site egorus.be  est composé des premières lettres du nom français de l’église:
Eglise Orthodoxe Russe Saint Job.

Le site consiste en deux parties: une partie historique et l’actualité de l’église.
La première partie est consacrée à la construction de l’église, à ses reliques et à des biographies de ceux dont les noms sont gravés sur les plaques commémoratives. Les listes de «tous les russes massacrés durant les troubles» seront dressées dans un chapitre spécial. Un tel synodique avait été conçu par les fondateurs de l’église.
Dans la deuxième partie (l’actualité) - comme toujours, les horaires des offices, les nouvelles de la vie paroissiale, la galerie de photos, les informations utiles pour les paroissiens, les adresses et les numéros de téléphones.

Aujourd’hui l’église est un beau monument d’architecture édifié d’après le projet du peintre N.I. Istselenov. A l’intérieur on trouve de précieuses reliques en relation avec la famille du Tsar et des icones des saints dont les noms avaient été portés par les martyrs princiers. Les murs intérieurs de l’église sont garnis de plaques en pierre qui commémorent les victimes du pouvoir impie: ceux qui sont morts dans le combats contre les bolcheviks, fusillés, décédés dans les prisons ou morts de famine pendant la révolution. Ces plaques commémoratives tiennent lieu de pierres  tombales pour ceux «à qui on a ôté la possibilité d’une inhumation chrétienne. Souvent on ignore même où reposent leurs dépouilles parfois totalement anéanties. Parmi eux - le plus pieux des tsars, l’Empereur Nicolas II et sa famille, les Grands Ducs et les Métropolites, les évêques, les moines, les prêtres, les militaires, les laiques de tout rang - illustres et simples, ouvriers ou paysans».  Mais ils ne sont pas nombreux - 300 noms seulement.

Idéalement on voudrait recueillir toute information sur «tous les russes mis à mort par le pouvoir impie durant les troubles». Le «Message de l’Archipasteur» dit que «des offices pour les morts seront célébrés tous les jours dans cette église; seront lus pendant ces offices des synodiques où chacun pourra inscrire les noms des proches décédés par la faute de l’impudent pouvoir». 

Toutefois, il est quasiment impossible en étant seul de réunir une telle tranche d’histoire. J’invite, alors, à y participer tous ceux qui le désirent, en Russie comme à l’étranger. Tous ceux qui considèrent comme leur devoir de rendre hommage aux victimes de tortures, et qui se sentent responsables devant les futures générations. Tout ceci est écrit dans le «Message de l’Archipasteur» de 1931. C’est dans ce «Message» que le Concile des Evêques de l’Eglise Orthodoxe Russe  Hors Frontières a appelé tous les russes orthodoxes  de l’étranger à aider à construire cette église.

Aujourd’hui, l’église étant érigée, c’est au tour de la nouvelle génération de veiller que les noms des victimes des répressions et leur exploit sans précédent soient gravés dans la mémoire de leurs descendants.  
Par ailleurs, après la glorification en 1981 des Saints Nouveaux Martyrs  de Russie par l’Eglise Orthodoxe Russe Hors Frontières, l’Eglise-Mémorial s’est encore dotée d’une nouvelle signification: conçue comme le mémorial des victimes de la révolution, elle commémore également aujourd’hui les Saints Martyrs des temps modernes.

L’auteur ne prétend en aucun cas embrasser intégralement le sujet car l’information à recueillir est très vaste. Il a recherché les donnés historiques «grain par grain» à travers des sources différentes: livres, brochures, sites orthodoxes et autres, documents de l’église, archives privées des familles des disparus.

Beaucoup de renseignements biographiques importants cités ci-joint proviennent des sites suivants:
- Confrérie au nom du Bienveillant Sauveur Orthodoxe de l’Institut Théologique de Saint Tikhon
- Patriarchie.ru: Personnalités
- Orthodoxie Russe: Evêques
- Chronos: entourage de Nicolas II
Les photographies des Evêques - Nouveaux Saints Martyrs et Confesseurs Russes - viennent du site de l’Eglise de St. Jean Le Théologien.

Les références d’autres sources de l’internet dont les données ont été utilisées seront indiquées sur la page de la référence et à la fin de chaque texte.

L’histoire de la construction de l’église est racontée d’une manière détaillée dans le livre intégral de M.N. Apraksina (5) et dans la brochure de I.I.Grezin (3).

Je présente  par avance mes excuses aux auteurs dont les textes et les photos ont été utilisés sur le site sans que soient cités leurs noms. Ce malentendu n’a pu se produire que par suite d’inattention de la part de l’auteur du site.  Je serai reconnaissant  pour toute remarque et j’essayerai  de corriger les éventuelles erreurs.

Ce site est la propriété privée de l’auteur, donc il se permet de ne pas toujours être du même avis que certains membres du Conseil Paroissial de l’Eglise.  

Traduit par Svetlana Lemaire